14 August 2018

Recherche




La vie de Tante Nise de 1939, année de son entrée en religion, à 1994, année de sa dernière visite au Québec
Ce texte a été préparé par Laurent bégin

Publié le:  09 décembre 2005

Qui aurait pu dire que cette reine de la jambette, redoutée de tous ses adversaires mâles ou femelles, alors surnommée Le Gibier, deviendrait un jour Soeur Marie-Madeleine De Pazzi ? Sûrement pas son père Joseph qui ne croyait pas ou ne voulait pas croire au sérieux de son engagement.

C'est à l'âge de 23 ans que, laissant derrière elle famille, amis ainsi que quelques soupirants, dont un (en occurance un certain Eugène Pelchat) plus tenace que les autres. Au matin du premier jour de septembre 1939, elle quitte la petite maison paternelle du rang Grande Ligne à Saint-Isidore. Elle avait choisi comme nouvelle résidence un pensionnat de Giffard en banlieue de Québec où elle vivra son postulat durant 5 mois et demi.

Le 25 janvier 1940, c'est le train qui la conduit à Saint-Boniface, Manitoba. C'est là que le 18 février 1940, elle prend l'habit de novice qu'elle portera pour deux ans. Puis le 19 février 1942, elle prononce ses premiers voeux ou profession, deux jours avant un retour de trois ans à Giffard.

On la retrouve à Gravelbourg, Saskatchewan à compter du premier août 1945, et ce pour une période de six ans durant laquelle elle se rendra à Saint-Boniface prononcer ses voeux perpétuels le 10 août 1947, aux Jardins de L'Enfance.

C'est pour les fêtes de Noël et du Nouvel An de 1951 que sa communauté lui accorde le droit pour une première fois, et ce pour un long dix jours, de rendre visite à sa famille, C'est là que l'auteur de ces lignes se souvient l'avoir vue pour la première fois. Nouvelle visite en 1954 à l'occasion du décès de sa mère Exélia.

En 67 tout était beau, c'était "l'année de l'amour, c'était l'année de l'Expo" comme nous le chantaient les membres de la formation Beau Dommage. Mais c'était aussi grand moment de réjouissances à la maison mère de Saint-Boniface où on fêtait les noces d'argent de Soeur Bérénice qui occupait alors le siège de Supérieure de la mission de Cold Lake, Alberta.

Ä compter du mois d'août 1971 et ce pour un terme de six ans, elle occupera les mêmes fonctions de Supérieure à la maison mère de Saint-Boniface. De nouveau, court séjour de 4 ans à Québec au grand bonheur de toute la famille Bégin, mais en particulier de ses soeurs à qui elle manque beaucoup.

L'année 1981 sonne un retour vers Saint-Boniface où elle habitera une petite résidence qui sert de maison de retraire pour sa communauté, en compagnie de trois autres religieuses. C'est finalement en 1986 qu'elle déménage à L'Isle des Chênes et où elle demeure toujours en 1994, entre ses trop courtes visites au Québec.

Lors d'un repas chez sa belle-soeur Marie-Clarisse Gendreau Turgeon, en 1994, Pierre-Yvon Bégin l'invite à prendre son passeport du Québec afin d'assurer sa prochaine visite. C'est sans hésitations qu'elle laisse tomber un " Ah! Le Parizeau."

Laurent Bégin. 21/08/1994

Pour imprimer cet articlePour imprimer cet article

 




Des autres sites de notre famille
Sévigny - Gáspár
Nos nouvelles par email