13 December 2017

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Un peu d'histoire (2)
À partir de Louis Bégin 1631-1708

Publié le:  25 mars 2005

Louis Bégin 1631-1708

Travail de recherche de J.E. Gilbert Bégin d’aylmer

Au cours des années 1650 à 1660, malgré la persistance du danger iroquois et le très rude climat, vers 1655, un groupe de Normands était venu rejoindre à la côte de Lauzon, sur la rive droite du Saint-Laurent, leurs compatriotes. On avait vu ainsi arriver, Louis Bégin et son père Jacques, de Honfleur. Cette côte de Lauzon, s'organisa rapidement.

Donc en 1655, un nouveau groupe de colons se dirigea vers la pointe de Lévy près des établissements de Couture, de Bissot, de Bourdon et de Guyet où l'accès par le fleuve était plus facile.

Pré, Lemieux, Bégin étaient tous trois normands. Les deux Premiers venaient de Rouen, pays d'origine de Couture. Bégin était originaire de Liénard, Honfleur, évêché de Lizieux, de la même région que Bissot.

À l'origine les premiers colons s'étaient groupés aux environs de la pointe de Lévy. En commençant à l'est de la seigneurie on rencontrait les deux frères Albert, Laurent Poiré, Jean Carrier, Jean Chauveau, Louis Gezeron dit Brulôt, Jean Guay, Guillaume Couture, François Bissot, François Becquet, Jean Durand dit Lafleur, Robert Chartier, Gabriel Lemieux, Michel Buisson, Théodore Sureau, Louis Bégin, et Simon Rocheron.

Louis Bégin, fils de Jacques et Anne Meloque, baptisé le 28-09-1631 à Saint-Léonard de Honfleur, arrondissement de Pont-L'Evêque, évêché de Lisieux, Normandie (Calvados), parrain Loys Langloys, marraine Yvosnelle Delamare, épouse de Jean Le Tac. Louis immigra en Nouvelle-France, avec son père Jacques, en 1655 ou peu avant.

Le 18-11-1655 Jacques Bégin, au nom de son fils Louis, obtenait du seigneur de Lauzon une terre. Pour une raison qu'on ignore, la terre (No. 17) que le père et son fils devaient défricher ensemble, fut concédée par billet du seigneur de Lauzon, au nom de Louis Bégin, le 18 novembre 1655, billet qui fut déposé dans le greffe du notaire Guillaume Audouart, le 20 du même mois.

Le 18 novembre 1655 le grand sénéchal Jean de Lauzon concédait à Gabriel Lemieux, Nicolas (Du) Pré et Louis Bégin, à chacun 3 arpents de front par40 de profondeur à la pointe de Lévy, soumis aux redevances seigneuriales d'un sol de cens par arpent, la onzième anguille ou saumon, deux chapons vifs, l'obligation de moudre les grains au moulin banal quand il y en aurait un et le droit de retrait suivant: la coutume de Normandie. Le billet de concession fut versé au minutier du notaire Guillaume Audouart le 20-11-1655.

«Jean Seigneur de Lauson et Grand Séneschal de la Nouvelle-France, a tous ceux qui ces présentes lettres verront salut scavoir faisons que nous avons donné le concélé, donnons et concédons par ces présentes atitre de cens et vente seigneuriale à Louis Bégin. Le nombre de six vingts arpents deterre et bois de notre seigneurie de Lauson, bornés les dits six vingts arpents si tant ya ainsy qui ensuit à scavoir trois arpents de front sur le fleuve Saind-Laurens, sur quarante arpents de profondeur tenant par devant sur le dict fleuve, par derrière sur la route ou chemin qui regnevale long des concessions d'un costé à Jean Pré d'auxe aux Révérends Pères Jésuites fuyant les lignes et rumbs devant qui luy seront designer. Pour en jouir par le dict Bégin, luy et ses hoirs et: ses ayant causes avec tout: droict de chasse et de pesche au devant et au dedans de sa concession à la charge de s'y établir dans la présenteannée y avoir feu et lieu et auxe pour luy et continuer à l'advenir autrement la présente concession nule sans auxe formalité et sans que le dict Bégin puisse prétendre aucun dommage et intérest ny restitution des dépenses qu'il pourrait y avoir fait pour bastir ou déserter et deplus un denier de cens portant lots et ventes saisine et amendes pour chacun des dicts six vingts arpents de terre et bois payable à la récepte de nostre domaine le jour saind Rémy chef d'octobre par chacun an. Et la onzième partie de l'anguille au saulmon que le dict Bégin peschera ou fera pescher au droict de sa concession salés et bien conditionnés portable à la dicte récepte ou sur le quay de Québec à nostre choix à chaque jour saind Martin d'hiver avec deux chapons vifs. Envoyra moudre les grains au moulin banal quand il yen aura. On construira sur la dicte seigneurie et clorra les terres de son désert, et: de plus ne pourra prétendre contre ses voysins, aucun dommage, pour les dégats que les bestiaux y pourraient faire à l'advenir, souffrira sur ses terres les chemins qui seront jugés nécessaires pour nos officiers ensemble sur le bord de la rivière saind-Laurens pour faciliter la navigation et la montée à labord des terres, ne pourra le dict Bégin vendre ny aliéner la présente concession quil ny art au moins mis dix ou douze arpents de terre en labour et en cas de vente nous ou ceux qui ont droict de nous pourront retirer la dicte concession en remboursant le sort principal de la cente, frais et loyaux couts, suyvant: la coustume de Normandie de la vente, que nous voulons estre survie en ce chef, le surplus estans regy parcelle de Paris. Mandons au juge Prévost de Lauson, car ainsy ca este pour nous le tout donné et octroyé au dict Bégin. En for de quoy nous avons signé la présente à sceller fait apposer le cachet de nos armes et contresigné par nostre secrétaire à Québecq ce dixhuitième Novembre mil six cent cinquante cinq».

Melanson Seneschal.

Traduction

Jean Seigneur de Lauzon, Chevalier et Grand Sénéchal de la Nouvelle-France, à tous ceux qui verront ces présentes lettres, salut, faisons à savoir que nous avons donné le concédé (donnons et concédons) par ces présents, à titre de cens et vente seigneuriale à Louis Bégin. Le nombre de cent vingt arpents de terre et bois de notre seigneurie de Lauzon, bornés les dits cent vingt arpents ainsi qu'il suit à savoir, trois arpents de front sur le fleuve SaintLaurent quarante arpents de profondeur, ayant-par devant le dit fleuve, par-derrière la route ou chemin qui longera les concessions, d'un côté à Jean Pré, de l'autre aux Révérends Pères Jésuites. Pour en jouir par le dit Bégin, lui, ses héritiers, sa parenté; avec tout droit de chasse et de pêche au-devant et au-dedans de sa concession, à la charge de j'y établir dans la présente année, y avoir feu et lieu, autre pour lui, Continuer à l'avenir, autrement la présente concession sera nulle sans autre formalité et sans que le dit, Bégin, puisse demander aucun dommage et intérêt, ni restitution des dépenses qu'il pourrait y avoir fait pour bâtir ou défricher. De plus, un dixième de cens, sur les lots, les ventes et les amendes pour chacun des dits cent vingt arpents de terre et bois, payable à la récepte de notre domaine, le jour de la fête de Saint Rémy, au mois d'octobre, à chaque année. La onzième partie de l'anguille ou saumon, que le dit Bégin pêchera ou fera pêcher au droit de sa concession, salés et bien conditionnés, portable à la dite récepte ou sur le quai de Québec, à notre choix, à la fête de Saint Martin en hiver, avec deux chapons vifs. Il enverra moudre les grains au moulin banal, quand il y en aura. On construira sur la dite seigneurie et clôturera les terres. De plus, il ne pourra prétendre aucun dommage contre ses voisins, pour les dégats que les bestiaux y pourraient faire à l'avenir; souffrira sur ses terres, des chemins qui seront jugés nécessaires par nos officiers ensemble, sur le bord de la rivière Saint-Laurent pour faciliter la navigation et l'abord des terres. Ne pourra le dit Bégin, vendre ni aliéner la présente concession sans qu'il n'y ait au moins mis dix ou douze arpents de terre en labour. En cas de vente, nous ou ceux qui ont droit de nous, pourrons retirer la dite concession en remboursant

le sort principal de la vente, les frais et les coÛts loyaux, suivant la coutume de Normandie, que nous voulons suivre en ce lieu, le surplus étant régit par la coutume de Paris, devant le juge Prévost de Lauzon, car ainsi, a été par nous le tout donné et octroyé au dit Bégin. En foi de quoi, nous avons signé le contrat, fait apposer le cachet: de nos armes et contresigné par notre secrétaire à Québec, ce dix-huitième novembre mil six cent cinquante-cinq.

Mélanson, Sénéchal.

Entre le fief Sainte-Anne et celui des Jésuites, en allant vers l'ouest, il y avait à l'origine 4 terres, s'étendant sur exactement 111/2 arpents de front, d'après la somme des largeurs de ces terres, indiquées dans les actes de concession. C'est également ce que confirme une déclaration du 18 septembre 1688, de même que l'aveu et dénombrement: de 1723, qui assigne à ces terres les Nos 15, 16, 17 et 18. Cette dernière dont la «ligne» est longe la rue Saint-Oimer, se trouve aujourd'hui la première de la ville de Lévis, en partant de la limite est.

Terre No. 17, 3 arpents de front. Concessionnaire, Louis Bégin (1631-1708), 20 novembre 1655 (greffe Audouart). Devenu la propriété de Jean-Baptiste Bégin (16..-1730) entre 1709 et 1723.

Site actuel: D'après M. J.-P. Bégin, dans son ouvrage «La famille Bégin, ses branches et ses alliances» (1940), qui s'appuie surtout sur le cadastre seigneurial abrégé de 1854-57,

cet auteur situe cette terre ancestrale sous les Nos. 74 et 75.

Ce dernier lot a une largeur d'environ 1.9, arpents, alors que le lot 74, au sud-ouest, a environ 1.1 arpents, ce qui fait bien une terre de 3 arpents de front à l'origine.

Ce serait à peu près au centre de ce lot 74 de l'époque que la côte Fraser, prolongement de la rue du même nom sur la falaise à Lévis, joint la rue Commerciale, qui longe le fleuve.

À la hauteur du haut de la côte Fraser, ce lot No. 74, (tranche ouest de la terre No. 17 de Louis Bégin) se trouve donc presque entièrement sur le territoire de Lévis. Mais plus haut encore, soit le long de la rue Saint-Orner, la largeur de la partie de ce lot qui se trouve dans Lévis va en diminuant, de sorte qu'à la hauteur de la rue Saint-Georges, en allant vers le sud, la limite ouest de cette terre No. 17 coïncide avec la ligne de séparation de Lauzon-Lévis. Ceci serait dû au fait que la rue Saint-Orner, relativement récente, ne suit pas de façon parfaite l'alignement des terres.

C'est la ligne de séparation entre les lots seigneuriaux Nos. 75 et 74 de l'époque, sur la terre (No. 17) de Louis Bégin (1631-1708), dans le quartier actuel de Bienville, qui parait avoir donné naissance à cette ligne de séparation de Lauzon- Lévis.

À partir du ruisseau qui séparait les terres de Guillaume Couture et de François Bissot de la Rivière dans Lauzon, ou plus précisément encore, à partir de la terre No. 11 de ce dernier comprise, jusqu'au dit lot seigneurial (No. 75) aussi inclus, il y avait autrefois et il y a encore:

1er D’après la somme des largeurs des terres concédées 24.9 arpens

2e D’après l’aveu et dénombrement de 1723 24015 arpens ( 1 )

3e D’après le plan cadastral Legendre-Bégin 24.5 arpens

4e D’après les cartes municipales de Lauzon et de Lévis(4,700 pieds) 24.5 arpens

5e En moyenne 24.5 arpens

6e Écart maximal 144 pieds ou ¾ d’arpens ( 1 )

(1) Écart dû surtout au dénombrement de 1723, qui ne donne plu réunies, au lieu de 6 arpents de front en tout, comme le spécifient les actes de concession.

C'est ainsi que la tranche est de la terre ancestrale de la famille Bégin (No.17), c'est à dire le lot seigneurial No. 75, de 1.9 arpents de front, se trouve dans Lauzon, alors que la tranche ouest de cette même terre, soit le lot seigneurial No 74 de 1.1 arpents de largeur, se trouve dans Lévis.

Le ruisseau qui séparait: la terre de Guillaume Couture de celle de François Bissot de la Rivière à Lauzon passe maintenant sous la rue Saint-Joseph, presque vis-à-vis le presbytéral actuel. D'après la carte municipale de Lauzon, il y a, entre cette terre (No. 10) de Couture et l'ancienne ligne de séparation de Lauzon-Lévis, qui longe, à une centaine de pieds à l'est de la rue Saint-Orner, une distance de 4,800 pieds, soit exactement 25 arpents. Or, selon nos tableaux, les terres No. II (de Bissot) jusqu'à la terre No.17 (de Louis Bégin) comprise,s'étendaient sur environ 26 arpents. Il s'en suivrait que la terre de Louis Bégin se trouverait aujourd'hui à cheval sur cette ligne de séparation.

La côte Fraser se trouve entièrement sur la tranche ouest (lot seigneurial No. 74, de 1.1 arpents de largeur) de la terre ancestrale des Bégin. La rue Saint-Orner, relativement récente, prolonge, sur la falaise, la côte Fraser, dont elle suit l'alignement, un tout petit peu à l'ouest, jusqu'à sa jonction avec la rue Saint-Georges, autrefois chemin d'en haut.'

Cette terre de Louis Bégin, d'une largeur de 3 arpents, était donc la dernière située en grande partie sur le territoire actuel de Lauzon. Comme on compte environ 600 pieds, de centre en centre, de la rue Saint-Antoine, dans Bienville, à la rue Saint-Orner dans Lévis, et qu'en retranchant 25 pieds qui sont de trop, comme partie de la largeur de ces deux rues, nous arrivons exactement à une largeur de 3 arpents, nous croyons que la terre de Louis Bégin s'étendait entre deux lignes latérales représentées par les rues SaintAntoine à l'est et Saint-Orner à l'ouest.

À la hauteur de l'église de Saint-Antoine de Bienville, ces 3 arpents sont occupés par le presbytère et par le couvent des religieuses de Saint-Louis-de-France, sur la rue de ce nom.

La rue Cardinal-Bégin, dans Bienville, parallèle à la côte Fraser, qui conduit de la rue Saint-Louis-de-France à la rue Saint-Joseph, se trouve entièrement sur l'ancien lot seigneurial No. 75 de la terre ancestrale des Bégin.

Sur cette terre de Louis Bégin, la carte de Catalogne de 1709 mentionne Malin. Aurait-on voulu inscrire Louis Bégin, pourtant décédé en fin de décembre 1708, ou son fils Jean-Baptiste qui lui succéda? En tout cas, c'est bien celui-ci que l'aveu et dénombrement de 1723 indique comme propriétaire de cette terre No. 17 de 3 arpents de front sur 40 de profondeur.

Dans son étude sur sa famille, M. J.-P. Alphonse Bégin donne en hors texte un extrait du plan Legendre de 1858, où l'on voit, divisée en deux tranches, sous les Nos. Cadastraux de l'époque 75 et 74 (d'est en ouest) la terre ancestrale des Bégin. On y observe en outre que l'actuelle rue Fraser, sur la falaise, pénètre au centre de ce lot No. 74 au haut de la côte Fraser à peu près à l'endroit où elle tourne vers le bas pour suivre ensuite l'alignement des terres jusqu'à sa jonction au bas de la côte, soit avec la rue Saint-Joseph à l'est ou la rue Commerciale à l'ouest. Il s'en suit que non seulement les maisons situées du côté est de la côte Fraser, mais toutes celles construites sur le côté opposé, de même que l'ancienne pharmacie du Dr Joseph Leblond, qui fait le coin sur la rue Commerciale, se trouveraient sur cette partie de la terre des Bégin.

Le lot seigneurial No. 74 tout entier, d'une largeur de 1.1 arpents (ou 211 pieds) se trouverait donc dans Lévis. Mais sur le plan municipal de Lévis, la côte Fraser longe la ligne ouest de ce lot No. 74, qui le sépare de la terre No. 18,situant ainsi sur la terre voisine (No. 18) les maisons construites sur le côté ouest de cette côte. Cette dernière terre était celle qui avait appartenu à Jacques Samson, puis au fils de celui-ci, Ignace, et-, plus tard à une certaine branche de la famille Bégin.

Toutefois, l'ancien magasin de la famille de M. Louis (Louison) Bégin (1832-1929) portant présentement le No. 13 de la rue Commerciale, à Lévis, plus tard l'épicerie Bouffard, puis l'épicerie Frégeau, ne se trouverait pas sur la terre ancestrale. Cette propriété nous parait située sur le lot seigneurial No. 73, voisin du côté ouest de la terre des Bégin. Une partie de ce lot était passée à Etienne Bégin, marchand, tanneur, grand père de feu M. Louis Bégin, dont celui-ci avait apparemment hérité. C'est ce qui fait que ce dernier avait vendu, longtemps avant 1927, (gfe Adjutor Roy) à l'Hôtel-Dieu de Lévis, ce qui lui restait de ce lot, formant aujourd'hui la tranche d'extrême est du terrain de cet hôpital, entre la rue Wolfe et l'avenue Mont-Marie.

M. J.-P. Alphonse Bégin fait encore observer que la terre ancestrale des Bégin fut finalement traversée par trois chemins. Ce sont d'abord :1- le sentier dans la falaise qui permettait de se rendre sur la grève pour y quérir le produit de la pêche, et qui devint par la suite la côte Fraser, 2- le chemin du roi, tracé en 1713 et enfin; 3- la petite route verbalisée en 1765, maintenant cette partie de la rue Saint-Joseph qui permet de communiquer du pied de la côte Fraser dans Bienville à la fourche des chemins dans Lauzon. C'est là que la Petite Route joint le chemin du toi (ou d'en haut), aujourd'hui la rue Saint-Georges pour les gens de Lévis.

Sur le plan cadastral de 1858, cette terre est divisée en deux tranches d'inégales largeurs, soit 1 arpent et 9 perches pour la tranche nord-est (No. 75) et 1 arpent et 1 perche pour la tranche sud-ouest (No. 74) formant 3 arpents de front en tout.

La terre ancestrale ne fut divisée d'abord en deux tranches égales que sous la troisième génération.

1Propriétaires successifs

1. Louis Bégin (1631-1708)

Marié à Québec, le 15 octobre 1668 À Jeanne Durand (1654 - 1722)

Concession: 18 novembre 1655.

II. Jean-Baptiste Bégin

Marié à. Lauzon, le 23 janvier 1714 À Louise Carrier (1675-1728).

III. Jean-Baptiste Bégin (1717-1781)

leM. à Lauzon, le 23 novembre 1739 à Louise Bourassa (1716-1748)

2e M. à Saint-Laurent, 1.0., le 23 juin 1750 à Gertrude Pouliot (1728-ant.1764) et

3e M. à Lauzon, le 28 février 1764 à Marie-Anne Dussault.

Tranche A du nord-est lot seigneurial 75, alors de 1 V2 arpents de front

Iv. Ambroise Bégin (1754-1818) (issu du 2e mariage)

Marié à Lauzon le 21 janvier 1778 à Marguerite Carrier (contrat de mariage 3 janvier 1778, gfe Parent) il acquiert 1/4 de la tranche B sa terre a alors 1.9 arpents de front.

V. Ambroise Bégin

Marié à Lauzon le 16 janvier 1804 à Angélique Guay (24 septembre 1803, gfe Laforce).

VI. Isidore Bégin (1824-1911)

Marié à Lauzon, le 28 janvier 1845 à Olive Bourget (1824-1906) (4 et 6 septembre 1845 gfe Couillard).

VII. Philéas Bégin

Marié à Lauzon, le 8 février 1875 à Luce Samson fille d'Edouard et d'Adélaide Guay.

Tranche B sud-ouest lot seigneurial 74, alors de 1 V2 arpents de front.

Iv. Jean-Baptiste Bégin (issu du 1er mariage)

Marié à Lauzon le 8 avril 1763 à Marie-Rose Nolin, née' en 1745 (3 avril 1781 gfe Miray) ils ont une maison en pierre de champ (31 décembre 1792, gfe Miray) sa terre a alors 1.1 arpents de front.

V. Jean-Frs-Xavier Bégin, né en 1767

Marié à Lauzon le 22 janvier 1793 à Suzanne Bourget (31 décembre 1792 gfe Miray).

VI. Michel Bégin ( -1867)

Marié à Lauzon, le 24 janvier 1843 à Ursule Bourget. VII. Isidore Bégin (1824-1911).

Julien Chabot et V.C Thompson

Voici maintenant la généalogie de M. Louis (Louison) Bégin, dont les ancêtres ont été propriétaires de la terre No. 18 (lots seigneuriaux 73 et 72), dont il a été question plus haut. Jusqu'à la quatrième génération, les ancêtres sont les mêmes que les propriétaires de la tranche B de la terre ancestrale:

IV. Jean-Baptiste Bégin

Marié à Lauzon, le 18 avril 1763 àMarie-Rose Nolin, née en 1745.

V. Étienne Bégin, tanneur,

Marié à Lauzon, le 25 juillet 1796 à Félicité Guay.

VI. Louis Bégin, marchand & conseiller de Lévis, 18611872.

Marié à Lauzon, le 16 juin 1829 à Marie-Josephe Samson (1812-p.1884)

VII. Louis Bégin (1832-1929), marchand,

Marié à ND. de Lévis, le 15 février 1859 à Angélique

Lecours (1841-1904), .

conseiller à Lévis, 1891-1894, 1902-1907, sans descendance masculine.

Le 12-05-1659, Louis est parrain de Louis Pré né le 11..-051659, fils de Nicolas et: de Mathurine Bisson. La marraine est Louise Bissot. Le baptême est administré par l'abbé François Lemercier prêtre et est inscrit au registre de N.-D. de Québec.

Le 16-06-1660, Louis est présent au baptême de Charles Cousture né le 29-11-1659, fils de Guillaume et de Anne Eymart. Les compères sont Charles Aubert Delachesnaye et Catherine Sevestre. Le baptême est administré par l'abbé Jean Torpacel. prêtre et noté au registre de N.-D. de Québec.

Le 09-05-1660, Louis est parrain de Louis Guyet né 2504-1660, fils de Jean et de Jeanne Mignon. La marraine est Marie Gachet. Charles Roger est présent. Le baptême est administré par l'abbé Jean Torpacel prêtre et est noté au registre de N.-D. de Québec.

Le 08-11-1663, Louis assiste avec Jean Bourdon et François Becquet au mariage de Théodore Sureau, originaire de France ouest, rurale, fils de Denis Sureau, résident de France ouest, et de Marie Laguise, résidente de France ouest, avec Françoise Brunette originaire de France, Bretagne, rurale, veuve de feu Martin Durand, résident de France, Bretagne rurale. Le mariage est célébré parle curé Henri Debernières prêtre et noté au registre de N.-D. de Québec.

1665

POPULATION DE LA NOUVELLE-FRANCE:3215 Population de la ville de Québec: 547 .

ARRIVÉE DU RÉGIMENT DE CARIGNAN, la pacification des Iroquois constitue la mesure la plus urgente pour le relèvement de la colonie, 24 compagnies pour un total de 1200 à 1300 hommes.

Le 4 octobre 1661, Jacques Bégin avait reçu du sieur Jean Bourdon, procureur du Roy, une terre de deux arpents de front par trente de profondeur dans le fief Ste-Anne, luimême arrière-fief de la seigneurie de Lauzon (Roy, Inv. Concess. 1, p. 125). Suite au décès de son père Jacques, noyé devant la Basse-Ville de Québec, le 21-10-1664, étant unique héritier, Louis vend la terre acquise par son père dans l'arrière-fief de Lauzon, à Gabriel Lemieux, moyennant la somme de 80 livres tournois. Le notaire Duquet parafe cette vente le 22-07-1665. (22 juillet 1665-Pierre Duquet.) Vente d'une concession située en la côte de Lauzon sur la seigneurie Ste Anne: par Louis Bégin de la Poincte Levie, à Gabriel Lemieux, bourgeois, de Quebecq.

1667

L'ACADIE RENDUE À LA FRANCE, traité de Bréda, remise de tout le territoire occupé par les Anglais.

Au recensement de 1667, on donne 32 ans à Louis Bégin, qui n'est pas encore marié. Seul à la maison, il compte 8 arpents de terre en valeur et il garde 3 bêtes à cornes. Il occupe sa terre (No. 17) de Lauzon, située immédiatement àl'ouest de celle de feu Nicolas (Ou)pré. C'est sur cette terre qu'il allait bientôt élever ses enfants.

Le 06-02-1667, Louis est parrain de Jeanne Albert née le 05-02-1667, fille de Guillaume et de Elizabeth Haley. Jeanne Mignon est la marraine. Jean Guyet est présent Tous sont résidents de Pointe-Levy. Le baptême, célébré par l'abbé

Henri Nouvel prêtre et noté au registre de N.-D. de Québec.

Dans toutes les concessions qu'elle avait octroyées la famille de Lauzon avait pris soin de réserver vingt toises sur la grève afin d'y faire plus tard une voie publique.

Le plus ancien règlement; concernant nos voies publiques porte la date du 13 mai 1665. Le Conseil supérieur réglait alors que toutes personnes qui avaient ou qui auraient des clôtures à faire sur le bord du fleuve, devaient les mettre en sorte qu'il reste deux perches libres au-dessus des plus hautes marées pour la liberté tant du passage des charrettes et des bestiaux que de la navigation. Ce règlement général à toutes les personnes du Canada qui bordaient le fleuve Saint-Laurent fixait donc sur la grève un chemin de deux perches de largeur, soit trente-six pieds français (38.36 pieds anglais) au-dessus des plus hautes marées. Telle fut l'origine du premier « chemin du roi» de la colonie.

Les deux rochers qui terminaient la pointe de Lévy se trouvaient à séparer les terres de Couture et de Bissot du fleuve et: il était: impossible en cet endroit: de faire courir le « chemin du roi » le long de la grève ainsi que le voulait le règlement de 1665. D'un autre côté, Bissot et Couture s'opposèrent à ce que l'on trace le chemin public à travers leurs prairies, qui bordaient les rochers vers la terre ferme. Ils étaient prêts à suivre l'ordonnance, mais ils ne voulaient pas aller plus loin.

Cette prétention donna lieu à un procès, impliquant tous les habitants de la seigneurie établis depuis la limite est, en incluant même deux colons du futur fief de la Martinière, jusqu'au fief des Jésuites, sur le territoire de Lévis.

Incidemment, une liste de seize colons, qui portèrent plainte en 1667, devant le lieutenant de la prévôté de Québec, contre Bissot et Couture, aussi bien que contre l'ordonnance elle-même, permet d'établir le nombre exact de familles alors établies sur le territoire actuel de Lauzon. Ces seize colons, que nous mentionnons ci-après dans l'ordre d_ leurs terres, d'est en ouest, étaient d'abord Jean Carrier et Louis Gézeron dit Brulot (de la Martinière), Jean Joly, André et Guillaume Albert, Jean Chauve au dit Lafleur, Noël Pourveu dit Lafortune, Jean Guay, Jean Durand dit Lafleur, et Robert Chartier, Gabriel Lemieux, Théodore Sureau et Michel Buisson de Saint-Côme, ces quatre derniers étant censitaires du fief Sainte-Anne, et enfin François Becquet, Simon Rocheron et Louis Bégin.

On peut se demander pourquoi les colons, établis sur le territoire qui s'étendait depuis la limite ouest actuelle de Lauzon (la rue Saint-Orner) jusqu'à la Chaudière, qui étaient dans le même cas, n'avaient pas protesté comme les autres.

Quoiqu'il en soit, le 23 juin 1667, le prévôt ordonnait à tous ces colons de livrer un chemin pour la liberté publique, tant des bestiaux qu'autrement au plus proche que faire se pourra au-dessus des marées de la largeur d'une perche (19.18 pieds anglais) et que tous ensemble travailleraient et fourniraient les pieux nécessaires par égale portion comme chose publique et nécessaire. Mais ce n'est pas si tôt qu'on eut ce fameux « chemin du roi ». Nos ancêtres se faisaient toujours tirer l'oreille pour faire des cadeaux au roi, même lorsqu'il y allait de l'intérêt public.

Le 04-07-1667, Louis est partie à un recours au Conseil. Souverain pour l'ouverture d'un chemin pour la liberté publique. .

«Du quatriesme Juillet 1667. SUR LA REQUESTE presentée par François Becquet, Simon Rochon, Louis Begin, et autres habitans de la pointe de Leuy Seigneurie de Lauson Tendante a entre receus appellans d'vne sentence rendue par le Lieutenant Ciuil de cette Ville Entre François Bissât et Guillaume Couture d'une part, et les dicté appellans d'autre en datte du vingt deuxiesme juin dernier pour les torts et griefs quils desduiront en temps et lieu. LE CONSEIL a receu et reçoit les dicts Becquet, Rochon, Begin et autres habitans de la dicte Seigneurie de Lauson a leur appel, permis a eux de faire intimer qui bon leur semblera sur iceluy, et ordonné que le sieur de Villeray Conseiller fera dessente sur les lieux pour ce fait et les partyes ouyes leur estre sur son rapport

faict droict ainsy que de raison IP

Le 31-07-1667, décision du Conseil Souverain sur le recours du

04-07-1667.

«Du Samedy trentiesme Juillet: 1667. ENTRE françois Becquet, Louis Begin, Michel Bisson, Teodore Sureau, Gabriel le Mieux, Robert Chartier, Jean Durand, Jean Guay, André Albert, Guillaume Albert, Jean Chauueau, Jean Carrier, Jean Jolly, Noel Pourueu, Louis Bruslot Et autres habitans de la Seigneurie de Lauson, appellans d'une sentence rendoe par le Lieutenant Ciuil en datte du XXIIe. Juin dernier comparans par le dict Becquet leur procureurd'vne part, et françois Byssot et Guillaume Cousture presens en leur personnes intimez sur le dicta appel d'autre. Veu la dicte sentence dont estoit appel par laquelle est ordonné que les dicts Intimez liureront vn chemin pour la liberté publique tant des bestiaux qu'autrement au plus proche que faire se pourra audessus des marées de la largeur d'vne perche, a la faction duquel chemin et closture d'iceluy attendu la grande difficulté qu'il y a de le faire et que les dictas intimez ont desfriché et. nettoyé la terre qui doibt seruir de passage, les dicts appellans auec les dicté intimez trauailleront et: fourniront les pieux qu'il sera besoin chacun a leur esgard et par esgale portion. comme chose publique et necessaire et jusques a fin de closture, a l'entretien de laquelle les dicté Intimez seront tenus ii l'aduir; Et seront tous les soirs les bestiaux retirez par chacun de ceux qui en auront afin d'empescher le dommage qui pourrait estre faict de nuict, a peine aux contruenans de trois liures d'amende pour chaque becte et paiement du dommage, l'amende applicable moytié au seigneur du lieu et moytié a celuy qui aura pris le betail en dommage, retenu ou enfermé, et enjoinct a tous ceux de la dicte Caste et seigneurie de Lauson d'enfermer ou faire garder leurs Cochons en sorte qu'ils ne facent aucun dommage aux grains et praisryes, et en cas de dommages permis de les tuer. Arrest du quatre Juillet dernier portant les dicts appellans receùz a leur appel et commis le sieur de Villeray Conseiller en iceluy pour faire desserte sur les lieux, PARTYES OUYES, et le procureur general, le rapport du dict sieur de Villeray tout consideré. LE CONSEIL a mis et met l'appel au neant sans amende, Et ordonné que la sentence dont estait appel sera executée selon sa forme et teneur, a l'exception toutefois que le dict Byssot sera tenu de laisser le chemin en question de la largeur de vingt pieds, qu'il founira de sa part la moytié de la closture a faire a l'vn des costez d'iceluy, l'autre moytié deuant estre

faicte par les dicts appellans par esgalles portions, et que les dicts Byssot et Cousture paracheueront la closture de la deuanture de leurs habitations chacun en ce qui le regarde /.»

Tracy

Le 16 août 1668, à N.-D. de Québec, mariage de Pierre

Defay, originaire de France ouest, rurale, célibataire, fils de Jacques Defay, résident de France ouest, rurale, et de Isabelle Béguin, résidente de France ouest, rurale, mentionnée au registre mais sa présence n'est pas confirmée, avec Marie Chauvet, originaire de France ouest, rurale, célibataire, fille de Jacques Chauvet, résident de France ouest, et de Marie Michelette, résidente de France ouest. Sont aussi mentionnés au registre Pierre Clément, Jacques Entrade, Alexandre Techenay et François Trotain. L'officiant est l'abbé Henri Debernieres, prêtre curé.

Louis Bégin, originaire de France, Normandie, rurale, avait été baptisé en la paroisse Saint-Léonard de Honfleur, le 28 septembre 1631. Fils de feu Jacques Bégin, originaire de France, Normandie, rurale, et de défunte Anne Meloque, résidente de France, Normandie, rurale, il épousa à Québec, le 15 octobre 1668, Jeanne Durand (1654-1722), originaire de France, Bretagne urbaine, fille de feu Martin Durand, résident de France, Bretagne, urbaine, et de Françoise Brunet, originaire de France, Bretagne, urbaine, baptisée en 1654 à la Tour de Chatel, Quimper-Corentin, évêché de Cornouailles en Bretagne. Françoise Brunette, veuve de Martin Durand, la mère de la jeune épouse, était remariée à Théodore Sureau. Jeanne Durand était aussi la sœur de Françoise, qui devait épouser Gabriel Samson, l'année suivante.

Le 03-08-1669, baptême de Marie-Anne Bégin née le 02-081669, fille de Louis et de Jeanne Durand. Parrain Théodore Sureau, marraine Anne Cousture. Guillaume Cousture est présent au baptême célébré par l'abbé Henri Debernières prêtre curé de N.-D. de Québec.

Le 09-10-1669, à N.-D. de Québec, Louis est avec Nicolas Deroissy et Thomas Langlois, témoin au mariage de Théodore Sureau, résident de cette paroisse, veuf de feue Françoise Brunette, résidente de cette paroisse, avec Perrine Hutru, originaire de France, Bretagne, urbaine, fille de François Hutru et de Guillemette Lelong, résidents de France, Bretagne, urbaine. Le célébrant est Henri Debernières, prêtre résident de cette paroisse.

Le 29-11-1669, à N.-D. de Québec, Théodore Sureau, Jacques Sanson, Louis Bégin et Simon Rochon sont témoins au mariage de Gabriel Sanson, originaire de France, Normandie rurale, fils de Toussaint Sanson et de Catherine Chevalier, résidents de France, Normandie, rurale, avec Françoise Durand, originaire de France, Bretagne, urbaine, fille de feu Martin Durand, et: de feu Françoise Brunette, résidents de France, Bretagne, urbaine. Le mariage est célébré par l'abbé Henri Debernières curé, résident de N.-D. de Québec.

1670

TALON, INTENDANT, imprime à la colonie un essor qui assurera sa prospérité future.

Le 13-04-1672, à N.-D. de Québec, Louis est parrain de Louis Vande né le même jour, fils de René Vande et de Marie Ariot. La. marraine est Jeanne Augé. Sebastien Nolet Larivière assiste au Baptême célébré par l'abbé Thomas Morel, résident de cette paroisse, et noté au registre de N.-D. de Québec.

1672

FRONTENAC, GOVERNEUR, homme d'énergie et d'action, mais dur et autoritaire, quasi intraitable. Colonisation au ralenti, on doit revenir à l'économie naturelle, celle des fourrures. Un peuplement rapide devient moins urgent pour le roi, heureusement compensé par la fécondité des familles.

Le 24-06-1672, à N.-D. de Québec, baptême de MarieMarguerite Bégin née le 23-06-1672, fille de Louis et de Jeanne Durand. Le parrain est Jean-François Bisson et la marraine Marguerite Rochon. Simon Rochon est présent et l'officiant est l'abbé Henri Debernières curé résident de N.-D. de Québec.

Le 05-09-1672, à N.-D. de Québec, Louis est présent au baptême de Gabriel Courtois né le même jour, fils de Charles Courtois et de Marguerite Berger. Le parrain est Gabriel Lemieux et la marraine Jeanne Durand. Le baptême est célébré par l'abbé Thomas Morel résident de N.-D. de Québec.

Le 04-03-1674, Louis est présent au baptême de JeanFrançois Sanson né le même jour, fils de Gabriel Sanson et de Françoise Durand, tous résidents de Pointe-Lévy. Le parrain est Jean-François Bisson. Le baptême est célébré par les abbés Thomas Morel et Henri Debernières prêtres résidents

de N.-D. de Québec.

1674

Mgr LAVAL devient évêque de QUÉBEC

Le 27-09-1674, baptême de Marie-Thérèse Bégin, née le même jour, fille de Louis Bégin et de Jeanne Durand, tous résident de la Pointe-Levy. Le parrain est Gilles Dutertre Lacasse et la marraine Suzanne Lisceras. Michel Bisson StCosme est présent et les officiants sont les abbés Thomas Morel et Henri Debernières prêtres résident de N.-D. de Québec.

Le 05-10-1674, funérailles de Marie-Thérèse Bégin décédée le 04-10-1674 à l'âge de 7 jours. Elle était la fille de Louis et de Jeanne Durand. Le service est chanté par l'abbé Henri Debernières prêtre curé résident de N.-D. de Québec.

Le 06-11-1675, baptême de Elisabeth Bégin, née le 0511-1675, fille de Louis Bégin et de Jeanne Durand, tous résidents de la Pointe-Levy. Le parrain est Jacques Dubois, commerçant, et la marraine Elisabeth Dechavigny. Etienne Landron est présent et les officiants sont les abbés Thomas Morel et Henri Debernières prêtres de N.-D. de Québec.

Le 26 novembre 1676, Louis Bégin, Michel Gautron, dit LaRochelle, et Claude Régnard, (peut-être Claude Renard, dit Deslauriers,) étaient à l'étude du notaire Becquet de Québec. Les parties confessèrent «avoir faict par ensemble le marché accord et convention qui ensuib>. Gautron et Regnard promettent faire du bois de corde pour le compte de Bégin et sur son habitation, du 1er décembre jusqu'au 15 avril. Les cordes de bois auront 8 pieds de long, 4 de hauteur, environ 3 pieds de largeur. Les contractants Michel et Claude recevront 25 sols la corde «au fur et mesure qu'ils le livreronb>. Mais, ils payeront 15 livres par mois chacun pour leur nourriture et logement.

Louis Bégin avait sans doute organisé ce chantier avec l'idée de vendre son bois avec profit aux citadins de Québec. Le transporterait-il par traineau sur la glace? Louis avait ses trucs pour vivre.

(26 novembre, Romain Becquet. ) Marché de coupe de bois sur une habitation de la seigneurie de Lauson entre Louis Bégin, habitant de la seigneurie de Lauson: et Michel Goteron et Claude Renard, de la ville de Quebecq.

Le 14-10-1678, baptême de Louis Bégin et de Jeanne Bégin nés le 14-10-1678, enfants de Louis .Bégin et de Jeanne Durand, tous résidents de Pointe-Levy. Les compères sont Louis Guyet et Louise Couture. Guillaume Couture est présent et les officiants sont les abbés Thomas Morel et Henri Debernières prêtres résidents de N.-D. de Québec.

Le 26-11-1678, Louis Bégin, Jacques Delalande, professionnel, Gabriel Sanson et Jean Adam, tous de Pointe-Levy,

assistent au mariage de Martin Lafilé, résident de PointeLevy, originaire de France, Normandie, rurale, fils de feu Jacques et de Marie Cosart, résidents de France, Normandie, rurale, avec Geneviève Sureau, résidente de PointeLevy, fille de feu Théodore et de feue Françoise Brunet, célébré par les abbés Thomas Morel et Henri Debernières prêtres résidents de N.-D. de Québec.

1681

POPULATION DE LA NOUVELLE-FRANCE: 9 677.

Au recensement de 1681, #41, Louis Bégin est dit âgé de 44 ans. Né en 1631, il en avait donc 50, mais il devait avoir l'air jeune, car en 1667, on l'avait aussi rajeuni de six ans. A Jeanne Durand, sa femme, on donne 29 ans. Ils ont quatre enfants;

Marie-Anne, 12 ans,

Marguerite, 9,

Elisabeth, 6 et

Jeanne, 3 ans.

Tanquay n'a pas retracé l'acte de baptême de ce dernier enfant, du moins sous le prénom de Jeanne, mais il rapporte sous la date du 14 octobre 1678, le baptême de Louis Bégin, son frère, qui avait exactement 3 ans en 1681, dont il n'est pas question dans le recensement.

Ces époux ont alors 8 arpents de terre en valeur, gardent 3 bêtes à cornes et possèdent un fusil.

Au recensement de 1681 de Québec une Anne Béguin, 34 ans, est mentionnée au ménage #214. Elle serait l'épouse de François Delaroc, 30 ans, menuisier de profession. Le ménage compte 4 enfants: Marte, 8 ans, Françoise, 6 ans, Jacques, 3 ans et Charlotte 1 an.

Le 23-08-1681, Louis est présent avec son épouse Jeanne Durand au baptême de Thomas Gausse né le 22-08-1681, fils de Thomas et de Geneviève Hureau. Le parrain est Gabriel Sanson et la marraine Jeanne Durand. Tous sont résidents de Pointe-Levy. Le baptême est officié par l'abbé Thomas Morel prêtre résident de Pointe-Levy et noté au registre de N.-D. de Bonsecours de L'Islet.

Le 14-02-1682, baptême de Jacques Bégin né le 12-021682, fils de Louis et de Jeanne Durand. Jacques Guiet, Jean Guiet, Françoise Durand et Gabriel Sanson sont présents. Le célébrant est le prêtre missionnaire Jean Basset prêtre résident de N.-D. de Québec et le baptême est noté au registre de Saint-Ignace-du-Cap-Saint-Ignace.

Le 18-02-1682, funérailles de Jacques Bégin âgé de 6 jours, fils de Louis et de Jeanne Durand. Gabriel Sanson oncle de l'enfant est présent au service chanté par le prêtre missionnaire Jean Basset prêtre de N.-D. de Québec et noté au registre de Saint-Ignace-du-Cap-Saint-Ignace.

Le 27-02-1683, à St-Joseph de la Pointe de Lévy, naissance et sépulture de Anonyme Bégin fils de Louis et de Jeanne Durand. Guillaume Couture et Jean Hardos sont présents à la cérémonie. L'officiant est l'abbé Claude Volant prêtre.

En 1684, Louis a recours à la justice pour protéger l'honneur de son épouse.

Deux petites bretonnes de la Tour de Châtel à Quimper, en plein centre de Cornouaille, étaient arrivées à Lauzon, quelques années auparavant, en compagnie de leur mère, remariée à Théodore Sureau. En 1668, l'une avait 13 ans et l'autre 11; la première s'appelait Jeanne Durand; la seconde, Françoise. Le 21 juillet de cette année, une mort subite les privait de leur mère. Leurs jolies coiffes eurent sans doute l'heur de plaire à des yeux normands car 3 mois plus tard, Louis Bégin, un «pays» de Gabriel. Samson, puisqu'il était de Honfleur, conduisait Jeanne à l'autel: On était au 15 octobre.

Enfin, le 21 novembre 1669, Gabriel Samson, fils de défunts Toussaint et Catherine Chevalier et Françoise Durand fille de défunts Martin et Françoise Brunet se promirent mariage. La sœur aînée était là avec son époux Louis Bégin. Gabriel Samson, bien que normand, était un paisible. Il crut pourtant en 1684, devoir poursuivre en diffamation un voisin Jean Chauveau dit Lafleur, qui attaquait les mœurs de sa . femme et de la famille de celle-ci.

Donc à l'été de 1684, fort de son bon droit, Gabriel Samson présentait à l'intendant de Meulles une requête exposant que Chauveau faisait «courir depuis un long temps le bruit que la femme du dit Samson, sa sœur et leur mère sont et ont été des personnes de joie, et autres choses plus honteuses et infâmes à l'égard de la belle-sœur du dit Samson».

Chauveau dit Lafleur redoutant, à ce qu'il semble le verdict du magistrat, préféra se rendre chez le notaire Rageot pour y déclarer devant les Sr Roger et: Pierre Biron appelés comme témoins «n'avoir aucune connaissance de ce qui est allégué contre lui, que s'il a été dit: quelque chose mal à propos contre les sus nommées, il leur en demande excuse, les reconnaissant pour gens de bien et d'honneur».

1685

POPULATION DE LA VILLE DE QUEBEC : 1 205.

Vers 1685, naissance de Jean-Baptiste Bégin fils de Louis et de Jeanne Durand.

Le 04-10-1687, Louis Bégin et Jean Guyet sont présents aux funérailles, à St-Joseph-de-Ia-Pointe-de-Lévy, de Marie-Anne Bégin, fille de Louis Bégin décédée le 03-10-1687 àl'âge de 18 ans. Elle était l'épouse de Louis Guyet résident de cette paroisse. Le célébrant est J. Pinguet prêtre.

À suivre...

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