13 December 2017

Recherche




Famille » Madeleine

MADELEINE BÉGIN
Publié le:  13 septembre 2005

Madeleine, avant-dernière de la famille, est née dans la maison paternelle du rang de la grande ligne à St-Isidore le 14 janvier 1926. À cette époque, toute la famille était encore présente à la maison.

À l’âge de 6 ans, elle commença à fréquenter l’école primaire située elle aussi dans le rang de la grande ligne à environ 1km de la maison. Elle y voyageait à pied, sauf durant les tempêtes d’hiver où son père allait la conduire à l’école en voiture à cheval. Elle fréquenta cette école jusqu’à la 7ième année inclusivement. Durant ces années du primaire, Jeannette Brochu fut sa meilleure amie. Malheureusement cette amitié ne perdura pas dans le temps, car Jeannette déménagea plus tard à Montréal et y fit sa vie.

Au niveau de la 8ième année, elle fut forcée de la compléter à St-Lambert, et d’y résider sur semaine chez l'oncle George Larochelle, frère de la première femme de son père. Son père la ramenait à la maison la fin de semaine, et ce, toujours en voiture à cheval.

Un fois la 8ième année terminée, soit vers l’âge de 14 ans, ses parents décidèrent de la retirer de l’école, pour une raison qu’ils sont seuls à connaître, et lui faire apprendre la couture pendant une année auprès de Mlle Alphonsine Gamache, qui pratiquait cet art au village de St-Isidore. Pendant cette année, elle résidait chez M. Napoléon Parent, qui était le cousin de sa mère.

Quand sa formation fut terminée, elle partit travailler pendant une année chez les Sœurs Ursulines à Québec, dans le domaine de la couture, auprès de Mère Ste-Gertrude, qui la prit sous son aile. Elle ne gagnait rien, mais ne sait pas si les Ursulines versaient des sommes compensatoires à la famille. On peut en douter, considérant le fait qu’elle était logée et nourrie. Chose certaine, c’est que si elle avait eu la vocation, elle n’en serait jamais sortie.

À son retour à la maison, elle y résida quelques temps, et profita de ces précieux mois de vie auprès de ses parents bien-aimés.

Par la suite, elle quitta le foyer familial avec sa sœur Huguette pour aller travailler pendant une année dans une "shop" de couture à Montréal. Toutes deux demeuraient ensemble, en chambre. Elle avait rencontré un soupirant du nom de Roland Laliberté avant de partir pour Montréal et celui-ci se rendit visiter Madeleine à Montréal avec le frère de Madeleine, Hilaire. Mais celui-ci se fit dire à son arrivée que Madeleine était partie au cinéma avec un autre homme. Il n’en fallut pas plus pour renoncer et décida de la quitter.

À son retour à St-Isidore, ses parents avaient quitté la ferme et s’étaient établis au village de St-Isidore. Elle résida avec eux pendant quelques temps. Ses principales activités consistaient à lire des romans, à correspondre avec sa sœur Bérénice, et à jouer aux cartes avec ses amis le samedi soir. Des soirées de danse étaient aussi parfois organisées pour les jeunes de l’époque, mais avaient toujours lieu dans des maisons privées sous supervision parentale. Durant l’été, Madeleine est allée habiter chez sa sœur Laura pour lui aider car elle devait s’occuper de sa famille et des hommes qui construisaient la grange sur sa ferme.

En 1950, survint une rencontre amoureuse qui changea définitivement sa vie, soit celle avec Marcel Guay, fils de Jos.L. Guay de St-Isidore. Ils se marièrent en 1951 et Marcel confia la construction de leur nid d’amour à M. Philippe Roy et M. Adjutor Guay. Ils construisirent une maison érigée et toujours présente sur la rte Coulombe dans le village de St-Isidore. Les matériaux utilisés provenaient du commerce appartenant au père de Marcel et l’aménagement paysager, rare à l’époque, fut réalisé par « Le Service d’amélioration des fermes », une entreprise de St-Henri de Lévis.

En 1951, Joseph Louis Guay, le père de Marcel, ouvre son entreprise de grossiste en matériaux de construction à Lévis; « Jos.L. Guay Ltée », et Marcel devient gérant du magasin de St-Isidore.

Marcel meurt d’un cancer du poumon en 1964, à l’âge de 34 ans; et laisse sa veuve Madeleine avec trois enfants en bas âge; soit Louis-Michel 10 ans, Jean-François 5 ans, et Paul-André 2 ans.

Deux ans plus tard, en 1966, n’ayant plus les moyens d’entretenir sa grande maison, Madeleine la vend et fait construire une nouvelle maison sur la rue Roy dans le village de St-Isidore, par son beau-frère, Rosaire Parent.

En 1971, Madeleine rencontre Napoléon Patry, qui travaillait à l’époque pour Jos.L. Guay Ltée, et se marie avec lui en 1972. Napoléon vend alors sa ferme du rang St-Laurent à St-Isidore et emménage avec Madeleine dans sa maison de la rue Roy.

En 1975, Napoléon perd son emploi au magasin Jos.L. Guay Ltée à St-Isidore suite à la vente du commerce et va travailler chez Treco à St-Romuald; emploi qu'il occupe pendant 7 années jusqu’à la fermeture de la compagnie en 1982. Napoléon en profite alors pour prendre sa retraite.

En 1980, Madeleine et Napoléon décident de vendre la maison de Madeleine située sur la rue Roy et font construire une nouvelle maison par leur beau-frère Rosaire Parent, sur la rue des Aigles à St-Isidore.

Ils y vivent depuis, et semblent déterminés à l’habiter pour tant et aussi longtemps que leur santé leur permettra de le faire.

Louis-Michel Guay, septembre 2005




Des autres sites de notre famille
Sévigny - Gáspár
Nos nouvelles par email