13 December 2017

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Germaine Bégin Boutin Vallières
Publié le:  11 octobre 2006

DECES 05 octobre 2006 BEGIN GERMAINE (BOUTIN VALLIERES), St-Etienne de Lauzon

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Germaine Bégin Boutin Vallières
Publié le:  11 octobre 2006

DECES 05 octobre 2006 BEGIN GERMAINE (BOUTIN VALLIERES), St-Etienne de Lauzon

1915-2006

À la résidence de sa fille Hélène à Ste-Foy et entourée de l’amour des siens, samedi le 30 septembre 2006, est décédée dame Germaine Bégin , épouse en premières noces de feu Armand Boutin et en secondes noces de feu Louis Vallières. Elle était la fille de Exélia Gagné et Joseph Bégin. Elle demeurait à St-Etienne de Lauzon.

Elle laisse dans le deuil ses enfants : Denise (feu Jean-Louis Martin, François Perity), Raymond (Suzanne Simard), Colette (Gaétan Coutu), Hélène, Pauline (Robert Boutin) et feu Charles (Claudette Boutin); ses petits-enfants : Jean-Philippe, Jérôme, Patrick, Jean, Mathieu, Stéphane, Nathalie, Sophie, Catherine, Alexandre et Marie-Christine; ses arrières-petits-enfants; ses frères et sœurs; feu Laura (feu Joseph Guillemette), feu Régina (feu Philippe Carrier), feu Rose (feu Edmond Pelchat), feu Hilaire (feu Marie-Clarisse Gendreau), feu Hélène (feu Roland Sévigny), feu Julienne (feu Alphonse Guillemette), feu Sœur Bérénice, feu Rosaire (feu Rose-Hélène Beaudoin), Thérèse (feu Louis-Philippe Boutin), feu Pamphile (Marguerite Guay), Victorine (feu Georges-Edmond Gosselin), Gertrude (feu Délipha Turcotte), Paul-Émile (Salomé Lévesque), Madeleine (feu Marcel Guay, Napoléon Patry), Huguette (Rosaire Parent); ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Boutin : feu Alphonse (feu Jeanne d’Arc Lapierre), Sœur Germaine, Simone (Paul-Henri Gosselin), Florian (Rose-Hélène Sévigny); les enfants de Louis : Louise (Jules Sylvain), Claire (Gabriel Bergeron), Gaston (Rina Hétsrony), Cécile, Annie, feu Raymond (Micheline Gingras); ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Vallières ; ainsi que de nombreux neveux et nièces et de multiples ami(e)s tant à Breakeyville qu’à St-Étienne et tous celles et ceux qu’elle a tant aimé taquiner.

Un sincère merci à tout le dévoué personnel et particulièrement au médecin Nathalie Olivier et à l’infirmière Jacynthe Mercier du Centre de santé et de services sociaux de la Vieille Capitale (secteur soins à domicile) pour leur soutien constant.

Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Maison Michel Sarrazin, 2101, Chemin St-Louis, Québec (QC), G1T 1T5.

Les membres de la famille recevront parents et ami(e)s à la

Salle municipale de Breakeyville

(Édifice des Bâtisseurs)

22 rue Ste-Hélène




Témoignage à l'occasion du décès de Germaine Bégin
Publié le:  09 octobre 2006

HOMMAGE À GERMAINE BÉGIN

DÉCÉDÉE LE 30 SEPTEMBRE 2006

FUNÉRAILLES 7 OCTOBRE 2006

Bonjour à chacune et chacun d’entre vous.

Au nom de Denise, Colette, Hélène, Pauline, Charles s’il était parmi nous, et moi-même, je vous dis merci de votre soutien par votre présence aux funérailles de notre bien-aimée mère Germaine.

Nous sommes tous profondément attristés de voir partir celle qui a été tellement présente dans nos vies.

BONHEUR/ TRISTESSE

Tout au long de son existence et jusqu’à ses derniers jours, Germaine a été une femme heureuse et positive. Elle est demeurée sereine jusqu’à la fin. Malgré l’échéance qu’elle connaissait très bien, elle nous faisait rire comme dans ses moments les plus heureux au cours de sa vie.

La mort c’était une étape qu’il fallait bien franchir un jour. Et là c’était son tour. Jetant un regard en arrière, elle se consolait et nous consolait en disant qu’elle avait fait une bonne vie, qu’elle était contente de ses réalisations et surtout très fière de ses enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants propres et adoptifs. Sa plus grande tristesse était justement qu’elle ne serait plus avec nous. Mais quasi du même souffle, elle disait; « bien je vais retrouver mes trois hommes en parlant de Armand, Louis et Charles ».

Malgré la tristesse qui nous habite, on doit surtout voir Germaine pour ses 91 ans de bonheur, de joie, de rire, de positivisme et d’amour qu’elle a répandus si généreusement autour d’elle.

AMOUR

Elle a grandi d’ailleurs dans cet amour et ce très fort esprit de famille que partageait la famille Bégin. Un grand nombre parmi vous se souvient de ces rencontres familiales dans la Grande Ligne à St-Isidore chez les grands–parents Bégin. Enfants, quel plaisir avions-nous de rencontrer tantes, oncles, cousins et cousines que ce soit dans le temps des fêtes ou durant l’été. Le grand père Joseph chantait encore mieux quand il avait pris un petit verre. Oncle Hilaire en profitait pour jouer ses célèbres tours.

Cette bonne humeur communicative et cet esprit de famille, elle l’a aussi partagé avec ses sœurs Julienne, Thérèse, Victorine et possiblement d’autres dont les cousines Hallé lorsqu’elles se sont retrouvées au travail à Québec. Le moindre congé était prétexte à retrouvaille et à se faire du plaisir ensemble.

Les Guillemette perpétuent encore aujourd’hui cet esprit de famille par leur fameux pique-nique annuel.

Cet amour reçu de sa famille, elle en a fait une de ses grandes valeurs. Elle aimait profondément les autres. Elle s’intéressait à eux, les questionnait sur ce qu’ils faisaient, particulièrement les jeunes. Elle connaissait l’histoire de chacun et chaque rencontre était l’occasion d’une mise à jour parce qu’elle se souvenait de tout ce qu’on lui racontait.

TAQUINERIE

Germaine avait une façon bien particulière de s’intéresser aux autres, c’était ses fameuses et souvent subtiles taquineries. Qui dans son entourage n’en a pas été victime? Je me rappelle de Florian qu’elle attendait patiemment qu’il passe sous la fenêtre du deuxième pour lui lancer un verre d’eau à travers le moustiquaire tout en se cachant évidemment. Ou encore quand elle se faisait complice de ce même Florian pour faire donner la bascule aux jumelles. C’était un rituel. D’une année à l’autre, elle trouvait toujours moyen de réussir son coup. Le 21 avril était devenu la hantise de Colette et Hélène. Quand son cousin Arthur avec son large sourire montrant des dents jaunies et éparses nous rendait visite entre deux chantiers en Ontario, elle réussissait toujours à provoquer l’embrassade que Colette et Hélène haïssaient tellement.

Deux de ses victimes préférées étaient aussi Nicolas et surtout Pierre Sévigny qu’elle prenait plaisir à appeler par leur surnom de famille et ce même dans les endroits les plus discrets comme en cette même église.

Pour manifester sa présence, plusieurs autres l’ont entendu se dérhumer dans des endroits où tout autre son n’était pas permis.

Elle a même attiré l’attention de son Louis en lui lançant un petit projectile à la manière d’un hameçon qu’on jette à l’eau.

ÉTUDES

Graduée de l’école de rang dirigée par sa sœur Laura, elle aurait bien aimé pouvoir étudier. Les moyens de ses parents ne le permettaient pas. Elle nous a souvent parlé de ce regret et en même temps, elle se disait qu’elle allait se reprendre avec ses enfants. S’ils voulaient étudier, elle ferait tout pour eux. Armand partageait aussi très fortement cette valeur et ensemble ils ont travaillé vers cet objectif. Pour favoriser notre réussite, elle était stricte sur le moment des devoirs et nous aidait au besoin. Elle était fière de nos succès.

BONNE

Germaine était aussi une personne foncièrement bonne et très tolérante. Nous ne l’avons jamais entendu dire un mot négatif contre qui que ce soit. Elle trouvait plutôt une raison pour expliquer un comportement questionnable. Elle avait en horreur la chicane et même les débats sur un ton élevé. Ses yeux bleus m’ont déjà commandé de changer de sujet surtout si c’était sur fond politique. Jeunes, elle exigeait de nous embrasser après un conflit entre sœurs ou frères.

Dans la vie à 25 que nous menions à Breakeyville sur une propriété extrêmement petite, il fallait beaucoup de compromis pour permettre à la famille de vivre en harmonie. Germaine était souvent celle qui cherchait les terrains d’entente dans les situations conflictuelles habituelles de la vie en groupe. Elle composait bien avec belle-mère, beaux-frères, sœur, belle-sœur et toute la marmaille quoique quand elle est montée au Store comme on disait du nouveau magasin, elle appréciait pouvoir mieux respirer.

Germaine savait identifier les personnes en difficulté ou seules. Elle n’hésitait pas à aller vers eux, leur parler, les aider au besoin. Elle voulait partager son bonheur. En fait, nous avons beau chercher, nous ne lui connaissons pas d’ennemi.

DÉTERMINÉE

Germaine savait aussi mettre ses limites. Après quatre enfants en trente mois, elle a dit à Armand : « Tu changes de chambre ». Elle n’avait pas l’intention de battre le record de sa mère et ses seize enfants.

Lors de son arrivée à St-Étienne, elle a menacé de retraverser la rivière devant un engagement de Louis qui ne semblait pas vouloir se réaliser.

Elle avait beaucoup de plaisir à garder nos enfants mais c’était temporaire. Elle disait : « J’ai élevé mes enfants, élevez les vôtres ».

Germaine était une femme volontaire. Elle savait ce qu’elle voulait et prenait les moyens pour l’obtenir. Les commentaires des autres ne l’affectaient pas. « Si on ne vaut pas une risée, disait-elle, on ne vaut pas grand-chose ».

Au sujet de son nez un peu gros, quand on lui en faisait la remarque, elle prenait plaisir à répondre qu’ « un gros nez ne déguise pas un beau visage ».

PIEUSE

Germaine professait une grande foi en Dieu. La fréquentation optionnelle de la messe sur semaine, des vêpres du dimanche soir et du mois de Marie étaient pour nous une obligation.

On avait hâte que le chapelet quotidien soit terminé pour reprendre nos activités de jeu et ce surtout quand grand maman Boutin était présente parce qu’elle rajoutait le chapelet du Sacré-Cœur en sus du chapelet régulier.

Elle a tenu à recevoir la communion jusqu’à la veille de sa mort.

ST-ÉTIENNE

Bien qu’elle ait aimé profondément notre père Armand, la vie de veuve ne lui convenait pas vraiment. Elle a connu quelques hommes, veufs bien sûr mais finalement Louis s’est montré le meilleur parti. Au grand dam de tante Thérèse auprès de qui elle avait vécu les trente dernières années, elle est allée vivre à 1 mille du village et à 300 pieds du chemin comme aimait le dire avec un peu d’amertume tante Thérèse. C’était une sage décision puisqu’elle a fait son bonheur en faisant celui de Louis et de toute la famille Vallières qui l’ont adoptée sans hésitation. Ils ont retrouvé en elle une mère accueillante et positive. Elle a fait des enfants et des petits-enfants de Louis chacun de ses enfants. Comme elle aimait beaucoup « bécotter », sur simple demande, elle n’hésitait pas à « bécotter » son Louis dans les rangées de framboisiers. Louis un peu gêné et hésitant, n’avait pas le choix d’être d’accord et accédait à sa demande en souriant.

CHARLES

La maladie et le décès de son Charles, il y a déjà deux ans l’ont beaucoup affectée. C’était son bébé. Il allait la voir à toutes les semaines. Elle se demandait pourquoi ce n’était pas plutôt elle qu’on venait chercher. Elle attribuait le début de sa propre maladie à cet événement marquant de sa vie. Consoles-toi maman, tu es probablement avec lui aujourd’hui.

CONCLUSION

En somme, Germaine était une grande dame. Bien que de souche très modeste, ses parents lui ont légué une grande richesse par leurs valeurs d’amour, d’esprit de famille, de compassion, de générosité, de foi en Dieu et dans la vie. Elle a intégré ses valeurs.

Elle a ajouté un petit quelque chose qui la rendait très attachante. C’est en bonne partie pour cette raison que nous sommes si nombreux ici aujourd’hui.

Physiquement, tu n’es plus là maman mais par ce que tu nous a donné et fait connaître de toi, tu demeures à jamais profondément ancrée dans nos cœurs.

Bon voyage Germaine en espérant bien te retrouver un jour.

Raymond Boutin

Breakeyville, 7 octobre 2006




— St-Étienne le 16 novembre 2004 Photo prise par Pierre Sévigny

Germaine Bégin Boutin Vallières
Publié le:  31 décembre 2004

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